Où héberger Home Assistant en 2026 : Pi, mini PC, Green, NAS… le guide complet

💡 Dans cet article j’ai selectionné certain produits/solution qui me semble être les plus pertinent cependant aucun sponsor ou produit n’a été offert dans le cadre de la conception de ce poste. Si le produit est trouvable sur amazon nous j’utilise de liens affiliés.

Cet article a été revu, amélioré et corrigé en utilisant un LLM (claude opus 4.7)

Vous venez de découvrir Home Assistant et vous hésitez sur le matériel pour démarrer ? Ou bien votre installation actuelle sur Raspberry Pi avec carte SD vous a déjà lâché et vous cherchez une solution plus sérieuse ? Bienvenue : c’est le sujet du jour.

En 2026, le paysage a sensiblement changé. La pénurie mondiale de RAM a fait grimper les prix sur quasiment toute la chaîne — Raspberry Pi, Home Assistant Green, modules CM5… Le Home Assistant Yellow a été stoppé officiellement par Nabu Casa en octobre 2025, et la communauté migre massivement vers les mini PC x86, devenus le rapport qualité/prix imbattable du moment.

Dans ce dossier, on passe en revue toutes les solutions sérieuses pour faire tourner Home Assistant à domicile, avec leurs vrais coûts, leurs limites, et qui devrait choisir quoi. Et en bonus, en fin d’article, un mini-tuto pas-à-pas pour faire évoluer votre install Pi + carte SD vers un SSD.

💡 Si vous n’avez pas encore d’instance Home assistant vous pouvez retrouver notre tuto pas à pas ici

1. Les critères qui comptent vraiment

Avant de comparer, posons les bases. Voici les six critères qui doivent guider votre décision.

Fiabilité du stockage

C’est le point qui fait la différence entre une install qui dure cinq ans et une install qui rend l’âme tout les six mois. Home Assistant écrit énormément sur son stockage (base de données, logs, recorder). Une carte microSD grand public n’est tout simplement pas conçue pour ça. Elle finit par corrompre des secteurs, et un beau matin votre maison ne répond plus. Un SSD ou un eMMC industriel encaisse, lui, des années sans broncher.

Performance brute

Si vous pilotez 30 lampes Zigbee et un thermostat, un Raspberry Pi 4 suffit largement. Mais dès que vous voulez ajouter Frigate (analyse vidéo des caméras, qui demande beaucoup de CPU), un assistant vocal local type Whisper ou Piper, ou un LLM local pour piloter votre maison à la voix, le profil change radicalement. Comptez sur un N100 minimum, idéalement un N150, voire un Ryzen pour les configurations multi-caméras.

Consommation électrique

Une box domotique tourne 24 h/24, 365 jours par an. Un Pi 5 idle consomme environ 4–6 W, un mini PC N100 environ 6–10 W, un PC tour gamer recyclé peut taper 50 W. Sur un an, l’écart se chiffre en dizaines d’euros. Pas la mer à boire, mais autant le savoir.

Coût total sur 3 à 5 ans

Le prix d’achat n’est qu’une partie de l’équation. Il faut intégrer : alimentation, boîtier, stockage, et le coût caché des temps d’arrêt quand votre setup tombe. Une carte SD à 15 € qui meurt deux fois en deux ans, c’est aussi un week-end perdu à tout reconfigurer.

Facilité de maintenance et de sauvegarde

L’écosystème Home Assistant Operating System (HAOS) inclut un système de snapshots/backups natif très solide. Mais selon votre matériel, restaurer une sauvegarde sur une nouvelle machine peut être un jeu d’enfant ou un calvaire. Garder ça en tête.

Évolutivité

L’IA générative locale arrive en force dans la maison. Si vous voulez pouvoir, dans deux ans, faire tourner un petit modèle LLM sur votre instance pour répondre à « Hé Home Assistant, ferme tout sauf la chambre » sans appeler le cloud, mieux vaut surdimensionner aujourd’hui.


2. Tour d’horizon des solutions

Voici un tableau récapitulatif avant de creuser chaque option en détail. Les prix sont observés en mai 2026, ils peuvent évoluer (souvent à la hausse, hélas).

SolutionPour quiBudget totalNotre avis
Pi 4/5 + carte SDDécouverte, prototypage~250Pour tester, pas pour vivre avec
Pi 5 + SSD USB ou NVMeUsage quotidien fiable~250–300 €Bon compromis si on aime le Pi
Home Assistant GreenPlug-and-play assumé~195 €Pour les non-techniciens
Home Assistant Yellow⚠️ DiscontinuéÀ ne plus acheter neuf
Mini PC N100/N150La plupart des gens250–400 €Notre recommandation 2026
Mini PC + ProxmoxPower users, multi-VM200–400 €Pour ceux qui veulent tout virtualiser
NAS Synology/UnraidCeux qui ont déjà un NASVariablePratique si déjà investi
VPS / cloudPersonneÀ fuirHors-sujet philosophique

2.1 Raspberry Pi + carte microSD : le piège du débutant

Raspberry Pi - crédit https://www.pexels.com/fr-fr/photo/connexion-ordinateur-memoire-carte-mere-10635975/

C’est la porte d’entrée historique. Vous achetez un Raspberry Pi 5 (autour de 195 € pour la version 8 Go en mai 2026, contre 80 € il y a un an — la pénurie de RAM est passée par là), une carte SD, vous flashez HAOS, ça marche. Et c’est bluffant.

Sauf que la carte microSD est un consommable. Home Assistant écrit en continu sur la base de données SQLite, sur les logs, sur les snapshots. Une SD grand public va commencer à montrer des signes de fatigue au bout de 6 à 18 mois. Quand elle lâche, elle lâche d’un coup, et souvent sans prévenir.

Pour qui : strictement la phase de découverte. Si Home Assistant vous plaît, prévoyez de migrer vers du SSD dans le mois qui suit (voir le tuto en fin d’article).

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2.2 Raspberry Pi + SSD : la version sérieuse

Même Pi, mais on remplace la carte SD par un SSD (Solid State Drive — disque à mémoire flash sans pièce mécanique, beaucoup plus durable). Deux variantes :

  • SSD USB 3.0 dans un boîtier externe : la plus simple, la plus économique.
  • SSD NVMe via boîtier Argon ONE M.2 : plus propre, plus compact, le SSD est intégré dans le boîtier du Pi. Idéal pour le Pi 5 qui dispose d’un port PCIe natif. Le boîtier Argon ONE V3 M.2 NVMe est l’un des plus populaires.

Sur le Pi 5, la différence de réactivité avec une SD est immédiate : dashboards qui s’affichent en moins d’une seconde, restauration de snapshot en 30 secondes au lieu de 4 minutes, et plus de cauchemars de corruption.

Pour qui : tous ceux qui ont déjà un Pi et veulent le pérenniser, et les bricoleurs qui aiment l’écosystème Pi. Le tuto en fin d’article détaille la migration.

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2.3 Home Assistant Green : la box officielle plug-and-play

Home Assistant green - crédit https://www.home-assistant.io/green/

C’est la box officielle de Nabu Casa, l’éditeur derrière Home Assistant. Vous la branchez en RJ45, vous l’allumez, HAOS est déjà installé, vous suivez l’app mobile pour finir l’onboarding, et vous y êtes en moins de cinq minutes. Pas de flash, pas de configuration système, rien.

À l’intérieur : un SoC Amlogic S905X3 quadri-cœur, 4 Go de RAM, 32 Go de stockage eMMC (beaucoup plus fiable qu’une SD), et une consommation plafonnée à 3 W. Pas de Wi-Fi ni de Bluetooth, pas de radio Zigbee : il faut ajouter un dongle Connect ZBT-2 (ou un dongle tiers type SkyConnect, Sonoff Zigbee 3.0) pour piloter directement vos capteurs Zigbee/Thread.

Côté tarif, attention : le prix a augmenté début 2026 (deux hausses consécutives) suite à la flambée des coûts de la RAM. On est aujourd’hui autour de 195 €. C’est plus cher qu’avant, mais ça reste un excellent rapport simplicité/prix pour les non-techniciens.

Limites honnêtes : pas évolutive (boîtier scellé), CPU correct sans plus, pas idéale pour Frigate avec plus d’une caméra. Mais pour 95 % des installations « classiques » (capteurs, lumières, prises, thermostats), c’est largement suffisant.

Pour qui : la personne qui veut Home Assistant sans bricoler, ou qui veut offrir une box clé en main à un proche moins technique.

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2.4 Home Assistant Yellow : le cas d’école

Home Assistant Yellow - crédit https://www.home-assistant.io/yellow/

Section courte mais importante : n’achetez plus de Yellow neuve. Nabu Casa a officiellement arrêté la production en octobre 2025, et oriente désormais vers la Green (avec un Connect ZBT-2 si vous voulez du Zigbee natif).

Si vous en avez déjà une, pas de panique : elle continue de recevoir les mises à jour HAOS comme avant. Si vous en croisez une d’occasion à bon prix (sous 150 € avec un CM4 8 Go), pourquoi pas — c’est une excellente machine, modulaire, avec radio Zigbee/Thread intégrée et port M.2. Mais le neuf à plein tarif n’a plus de sens.


2.5 Mini PC x86 sous HAOS direct : notre recommandation 2026

Voici la solution qui s’est imposée en 2026 dans la communauté. Pour 250 à 400 €, vous avez un mini PC à processeur Intel N100 ou N150 (la génération basse conso d’Intel, ~6 W TDP), 8 à 16 Go de DDR4/DDR5, un SSD NVMe de 256 ou 500 Go, et HAOS tourne dessus comme sur des roulettes.

Les modèles les plus cités par la communauté :

  • Beelink S12 Pro / Mini S13 : autour de 300–400 €, le best-seller
  • GMKtec G3 / Nucbox G3+ : très bon rapport qualité/prix, dual LAN
  • TRIGKEY G5 : alternative crédible, parfois moins cher
  • Topton fanless N100 : pour ceux qui veulent du silence absolu (pas de ventilateur)

Avantages :

  • Performance qui écrase tout ce qu’un Pi peut faire (le N100 est environ 2 à 3 fois plus rapide qu’un Pi 5 en pratique)
  • Stockage SSD interne dès l’achat
  • 16 Go de RAM = vous pourrez ajouter Frigate, Whisper, ESPHome, Music Assistant sans transpirer
  • Conso 6–10 W idle, ridicule
  • Disponibilité solide, contrairement aux Pi en rupture chronique

Installation : on flashe HAOS directement sur le SSD interne avec une clé USB Ubuntu Live (méthode officielle documentée par Home Assistant). Compter 30 minutes la première fois, et c’est parti pour des années.

Limites : pas de radio Zigbee/Thread intégrée (dongle USB obligatoire — un SONOFF MG24 fait le job pour ~35 €). Et il faut être à l’aise avec une clé USB bootable, ce qui peut bloquer certains débutants.

Pour qui : tout utilisateur intermédiaire ou débutant un peu débrouillard. C’est ce que la majorité de la communauté installe en 2026.

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2.6 Mini PC + Proxmox : pour les power users

Proxmox VE est un hyperviseur open source — un système qui permet de faire tourner plusieurs machines virtuelles (VM) ou conteneurs sur la même machine physique. Vous installez Proxmox sur le mini PC, puis vous créez une VM HAOS dédiée, et vous gardez du rab pour héberger d’autres services : un serveur Plex/Jellyfin, un Pi-hole, une base de données, un AdGuard, un serveur Frigate isolé, etc.

L’intérêt majeur : vous pouvez sauvegarder, cloner ou migrer votre VM HAOS d’un coup. Vous testez une mise à jour qui casse tout ? Vous restaurez le snapshot et vous êtes revenu deux minutes en arrière. Pour qui aime bidouiller, c’est jouissif.

Limites : courbe d’apprentissage non négligeable (réseau virtuel, passthrough USB pour le dongle Zigbee, configuration des sauvegardes). Et il faut un mini PC un peu plus costaud — viser N150 ou Ryzen, 16 Go de RAM minimum, 500 Go de SSD.

Pour qui : les utilisateurs avancés qui veulent capitaliser sur un seul serveur pour tout l’auto-hébergement de la maison.

2.7 NAS (Synology, Unraid, TrueNAS) : si vous en avez déjà un

Si vous possédez déjà un NAS (Network Attached Storage — un serveur de stockage réseau, type Synology, QNAP, Unraid), il est tout à fait possible d’y faire tourner Home Assistant, en général via Docker ou en VM. C’est pratique : un seul appareil pour le stockage et la domotique.

À surveiller : les NAS Synology grand public n’aiment pas trop la virtualisation lourde, et l’intégration HAOS « complète » avec les add-ons demande une VM (donc un modèle compatible Virtual Machine Manager). Sur Unraid ou TrueNAS Scale, c’est nettement plus naturel.

Pour qui : ceux qui ont déjà un NAS bien dimensionné. Acheter un NAS uniquement pour Home Assistant n’a en revanche aucun sens financier — un mini PC fera mieux pour deux fois moins cher.

2.8 VPS ou cloud : pourquoi c’est une mauvaise idée

On le mentionne pour clore le débat : non, héberger Home Assistant chez OVH, Hetzner ou DigitalOcean n’est pas une bonne idée. Pourquoi ?

  • Latence : vos automatisations dépendent de l’aller-retour réseau. Un capteur de mouvement qui doit allumer une lumière prendra 200–500 ms au lieu de 50 ms en local.
  • Dépendance réseau : votre box Internet plante ? Toute votre maison devient muette.
  • Philosophie : Home Assistant est conçu local-first. Tout l’intérêt par rapport à un Google Home, c’est justement que vos données et vos automatisations restent chez vous.
  • Coût : un VPS correct, c’est 8–15 €/mois sur cinq ans = 480–900 €. Vous avez vingt mini PC à ce prix.

Le seul usage cloud légitime, c’est l’accès distant à votre instance — et pour ça, l’abonnement officiel Nabu Casa Cloud (~7,50 €/mois) est élégant, ou un tunnel WireGuard / Tailscale gratuit pour les bricoleurs.

3. Les pièges à éviter

Avant de cliquer sur « commander », trois pièges classiques à esquiver.

La carte SD comme stockage permanent. On l’a dit, on le redit : c’est la première cause de pannes Home Assistant chez les débutants. Si vous démarrez sur SD, c’est OK, mais migrez vite vers du SSD.

Sous-dimensionner pour le futur. Acheter le moins cher aujourd’hui, c’est repayer dans six mois quand vous voudrez ajouter Frigate ou un assistant vocal local. Les modèles d’IA qui débarquent sur Home Assistant en 2026 (Voice Preview, intégrations LLM locales) demandent de la RAM et du CPU. Mieux vaut un mini PC à 16 Go de RAM dès le départ qu’un Pi 4 à 4 Go que vous remplacerez.

Acheter un Pi 5 16 Go neuf plein tarif en 2026 n’a juste plus aucun sens face à un mini PC N100/N150. La fondation Raspberry Pi a perdu son avantage prix face aux mini PC chinois.

Confier sa box à un cloud propriétaire. SmartThings, Tuya, ou même les box françaises tout-en-un ont leur place — mais pas si vous voulez la liberté que promet Home Assistant. Restez sur du local.


4. Verdict : que choisir selon votre profil ?

Pour résumer :

🟢 Vous découvrez et vous n’êtes pas technique → Home Assistant Green, plug-and-play, soutient le projet open source. Aucune surprise.

🔵 Vous découvrez et vous êtes un peu technique → Mini PC N100 type Beelink S12 Pro. Performance et fiabilité au top, vous y êtes pour cinq ans. Notre recommandation principale en 2026.

🟣 Vous êtes power user → Mini PC N150 ou Ryzen + Proxmox. Vous virtualisez HAOS et trois autres services, vous êtes le roi du salon.

🟠 Vous adorez l’écosystème Pi → Pi 5 8 Go + boîtier Argon ONE M.2 NVMe. Propre, compact, et le mini-tuto ci-dessous vous emmène pile dans cette config.

🔴 Vous avez déjà un Pi 4 + carte SD qui tourne → migrez vers un SSD ce week-end. Le tuto qui suit est fait pour vous.


5. 🔧 Mini-tuto : passer d’une carte SD à un SSD USB sur Raspberry Pi

Vous avez déjà une instance Home Assistant qui tourne sur Raspberry Pi avec carte SD ? Voici comment la rendre fiable et durable en quelques heures, sans rien perdre.

Le problème

La carte microSD écrit en cellules NAND limitées en cycles d’écriture. Home Assistant, avec ses logs, sa base SQLite et ses snapshots, use une carte grand public en 6 à 18 mois. Symptômes : ralentissements, erreurs « database is locked », corruption au reboot.

La solution : remplacer la SD par un SSD (USB 3.0 ou NVMe ), qui supporte des centaines de fois plus d’écritures.

Niveau requis et temps estimé

  • Niveau : débutant
  • Temps total : 1 h à 1 h 30
  • Risque de perte de données : nul si vous suivez bien (on commence par une sauvegarde)

Matériel nécessaire

Option 1: Le top du top

MatérielPourquoiPrix indicatifLien affilié
SSD NVMe 250 ou 256 Go (option NVMe)Stockage durable35–60 €fanxiang SSD NVMe 256Go SSD M.2
Boîtier Argon ONE V3 M.2 NVMe (option NVMe)Intègre le SSD au Pi60-65 €Boîtier Argon ONE V3 ( pour les rpi5
)

Boîtier Argon ONE V2 ( pour les rpi 4)
Boîtier usb M.2 NVMe (option NVMe)Brancher votre NVMe en USB pour le flasher20-25 €UGREEN Boîtier M.2 SSD NVMe USB 3.2

Option 2 : meilleur rapport prix performance

MatérielPourquoiPrix indicatifLien affilié
SSD NVMe 250 ou 256 Go (option NVMe)Stockage durable35–60 €fanxiang SSD NVMe 256Go SSD M.2
Boîtier usb M.2 NVMe (option NVMe)Brancher votre NVMe en USB20-25 €UGREEN Boîtier M.2 SSD NVMe USB 3.2

Option 3: l’économique

Similaire à l’option 2 elle consiste à choisir un SSD plus traditionnel. Moins performant mais autrefois moins chère. Cependant, comme je le disais plus haut la crise des composants à vraiment changer le paysage et cette troisième option ne semble plus très rentable, je n’ai pas trouvé d’alternative au NVMe présentant une différence de tarif suffisamment grande pour être intéressante.

Étape 1 — Faire une sauvegarde complète de votre HAOS actuel

Avant toute manipulation matérielle, on sauvegarde. Ouvrez Home Assistant :

  1. ParamètresSystèmeSauvegardes
  2. Cliquez sur Créer une sauvegardeSauvegarde complète
  3. Donnez-lui un nom parlant (avant_migration_ssd_2026-05-04)
  4. Une fois créée, téléchargez le fichier .tar sur votre PC en cliquant dessus puis « Télécharger »

Étape 2 — Flasher HAOS sur le nouveau SSD

Raspberry Pi imager
Flash de Home Assistant
Home Assistant Flash confirmation
  1. Branchez le SSD à votre PC (via le boîtier USB pour cette étape)
  2. Téléchargez Raspberry Pi Imager depuis raspberrypi.com/software
  3. Lancez Imager → Choisir l’OSOther specific-purpose OSHome assistants and home automationHome Assistant → choisissez la version correspondant à votre Pi (RPi 5, RPi 4, etc.)
  4. Choisir le stockage → sélectionnez votre SSD (vérifiez deux fois la taille, vous ne voulez pas écraser le mauvais disque)
  5. Cliquez sur Écrire, attendez 5 à 10 minutes (avec un nvme c’est même plutôt 1 à 2 minutes)

Étape 3 — Configurer le boot USB (Pi 4 uniquement)

Sur un Raspberry Pi 5, le boot USB/NVMe fonctionne nativement, vous pouvez sauter cette étape.

Sur la plupart des Raspberry Pi 4 récents (achetés après 2021), le boot USB activé par défaut. Vous pouvez tenter directement vérifiez que le bootloader EEPROM est à jour et configuré pour booter en USB. Pour ça :

  1. Bootez normalement votre Pi 4 sur sa SD habituelle (HAOS) ou sur Raspberry Pi OS et ouvrez un terminal
  2. Suivez la procédure officielle ici ou tout autre tuto comme celui-ci

💡 Personnellement je n’ai pas eu besoin d’effectuer cette étape je n’ai pas pas de recul sur la procédure à réaliser mais elle semble assez simple.

Étape 4 — Première mise sous tension sur SSD

  1. Éteignez proprement votre Pi (Paramètres → Système → Redémarrer → Arrêter)
  2. Retirez la carte SD et branchez le SSD (en USB 3.0 — le port bleu — ou via le slot NVMe de l’Argon ONE)
  3. Rebranchez l’alimentation
  4. Patientez 5 à 10 minutes : HAOS s’initialise, c’est plus long la première fois
  5. Connectez-vous à http://homeassistant.local:8123 depuis un navigateur
Home Assistant Introduction screen

Vous tombez sur l’écran d’onboarding vierge. C’est normal : c’est une nouvelle install. On va y restaurer votre sauvegarde.

Étape 5 — Restaurer la sauvegarde

  1. Sur l’écran d’onboarding, cliquez sur « Restaurer depuis une sauvegarde »
  2. Uploadez le fichier .tar que vous aviez téléchargé à l’étape 1
  3. Saisissez le mot de passe de la sauvegarde si vous en aviez mis un
  4. Validez et patientez (ça peut prendre 5 à 30 minutes selon la taille de votre install)

À la fin, vous retrouvez votre instance complète : intégrations, automatisations, dashboards, historique, add-ons. Identique à avant, mais sur un stockage durable.

Personnellement j’ai rencontré un soucis probablement car ma dernière sauvegarde était trop ancienne. S’il vous arrive la même mésaventure pas de panique. Suivez les étapes comme si vous installiez un nouvel home assistant.

Une fois installé et fonctionnel allez dans Paramètre > système > sauvegarde et cliquez sur les trois points en haut à droite pour importer une sauvegarde

Étape 6 — Bonnes pratiques post-migration

Pour profiter au max de votre nouveau stockage :

  • Ré-activez Recorder avec une rétention raisonnable. Dans configuration.yaml : recorder: purge_keep_days: 30 auto_purge: true
  • Envisagez MariaDB en add-on plutôt que SQLite si vous avez plus de 200 entités : c’est plus rapide et plus robuste sur la durée.
  • Reprogrammez les sauvegardes automatiques (Paramètres → Système → Sauvegardes → planification), idéalement vers un emplacement réseau ou un cloud externe.
  • Conservez la carte SD initiale quelques semaines de côté, c’est votre filet de sécurité ultime.

Dépannage : les 4 erreurs courantes

❌ « Le Pi ne boote pas du tout sur SSD » → Câble USB de mauvaise qualité (le pire ennemi). Essayez un câble certifié USB 3.0. Sur Pi 4, vérifiez l’EEPROM (étape 3).

❌ « Boucle de redémarrage infinie » → Alimentation insuffisante. Le SSD tire plus que la SD. Utilisez l’alimentation officielle 27 W pour le Pi 5 ou 15 W pour le Pi 4. Évitez les chargeurs de téléphone.

❌ « La restauration de la sauvegarde plante à 90 % » → Manque d’espace ou d’I/O. Redémarrez le Pi, retentez. Si ça persiste, faites une install propre et restaurez seulement le dossier /config manuellement.

❌ « Mes add-ons Zigbee/Z-Wave ne retrouvent plus leur dongle » → Le chemin USB du dongle a changé. Allez dans Paramètres → Modules complémentaires → Zigbee2MQTT (ou ZHA) → reconfigurez le port (/dev/ttyUSB0, /dev/ttyACM0, etc.). Astuce : utilisez plutôt le chemin by-id plus stable, du type /dev/serial/by-id/usb-Sonoff_....

Et après ?

Voilà, votre Home Assistant tourne désormais sur un stockage qui ne mourra pas dans six mois.

Si dans un an vous voulez monter d’un cran (Frigate, IA locale), vous aurez le choix : ajouter un SSD plus gros, ou passer carrément sur mini PC en restaurant simplement votre dernière sauvegarde HAOS dessus. Magie de l’écosystème.

Conclusion

L’hébergement Home Assistant en 2026, c’est un terrain qui a bougé en deux ans. La carte SD reste l’erreur de débutant à éviter, le Pi reste pertinent (mais cher), la Yellow tire sa révérence, la Green s’impose pour les non-techniciens, et le mini PC x86 est devenu le choix du raisonnable pour à peu près tout le monde.

Pour ma part j’ai choisi de rester avec mon Pi 4 et de lui joindre un NVMe (option 2 présenté ci-dessus). Je reste à l’affût des bonnes affaire en seconde main pour passer sur du mini PC.
Vous, vous tournez sur quoi ? Un vieux Pi 3 qui refuse de mourir ? Un Beelink fanless caché dans un placard ? Un cluster Proxmox de compétition ? Racontez-nous en commentaire — et si ce guide vous a aidé, partagez-le, ça nous fait toujours plaisir.

1 réponse

  1. Doudy dit :

    Très intéressant. Merci.

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